23.06.2008
La place de la religion dans un état nationaliste.
Lors de notre réunion le vendredi 20 juin ayant pour thème « la place de l’Eglise dans un état nationaliste », un abbé est intervenu afin de nous expliquer pourquoi la religion constitue la colonne vertébrale d’un état et même plus largement d’une civilisation et sa place réelle dans ce même état.
En effet, que l’on regarde, dans l’Antiquité, les civilisations grecque, romaine ou égyptienne: elles se sont construites autour d’une religion ; que l’on regarde, tout simplement la France jusqu’en 1789 : tout part de la religion (par exemple, le Roi reçoit son pouvoir de Dieu). Et cela s’explique simplement, par la nature de l’homme : chez l’homme, l’action la plus « noble » est celle de l’intelligence, l’action spirituelle (engagement, questions métaphysiques, etc…) ; de même, la partie la plus haute d'un état, d'une civilisation sera la partie spirituelle. Or, de nos jours, la religion, et plus précisément la religion catholique, est dénigrée, bafouée. Après avoir montré la place essentielle et vitale de la religion dans l’état, nous allons la préciser.
Il faut tout d’abord faire la distinction entre deux puissances : la puissance ecclésiastique, qui s’occupe de tout ce qui a trait à Dieu, aux « choses divines », c’est le pouvoir intemporel, et la puissance civile qui s’occupe de tout ce qui concerne les hommes, les « choses humaines », c’est le pouvoir temporel. Chacune de ces puissances a une action différente de l’autre et agit dans une sphère différente.
Cependant, le pouvoir humain, s’il s’occupe de choses humaines, est issu de Dieu. « L’homme est né pour vivre en société », or une société a besoin d’un chef, et chacun de ses membres tend vers un but commun, il est donc nécessaire à toute société d’être régie par une autorité. Cette même autorité procède de la nature, qui a elle-même Dieu pour auteur. Par conséquent, « le pouvoir public ne peut venir que de Dieu ».
Certes composée d’hommes, l’Eglise est cependant surnaturelle et spirituelle, que ce soit pour la fin, l’objectif, ou pour les moyens employés afin d’y parvenir. Elle est donc différente de la société civile. Par ailleurs, elle est « juridiquement parfaite dans son genre », puisque autosuffisante. « Comme la fin à laquelle tend l’Eglise est de beaucoup la plus noble de toutes, de même son pouvoir l’emporte sur tous les autres et ne peut en aucune façon être inférieur, ni assujetti au pouvoir civil ».
La distinction entre les deux pouvoirs étant établie, il faut désormais regarder quels sont les devoirs religieux du pouvoir humain. Tout d’abord, la société politique doit « accomplir un par un culte public les nombreux et importants devoirs qui l’unissent à Dieu », puisque c’est de Lui qu’est issu son autorité.
Ensuite, elle se doit de protéger et favoriser l’Eglise et de ne rien décider qui puisse lui nuire.
Enfin, la législation doit s’inspirer de la religion chrétienne, pour assurer « le bienfait d’une loi fondamentale de l’Etat qui s’oppose aux sains principes religieux et moraux » (Pie XII) aux générations présentes et futures.
Il y a toute fois des domaines qui nécessitent l’intervention des deux puissances, bien qu’à titres différents, par exemple la famille. Ce sont les domaines mixtes.
En conclusion, on notera deux citations importantes :
« Dans la constitution de l’Etat, telle que nous [Léon XIII] venons de l’exposer, le divin et l’humain sont délimités dans un ordre convenable, les droits des citoyens sont assurés et placés sous la protection des mêmes lois divines, naturelles et humaines ; les devoirs de chacun sont aussi sagement tracés que leur observance est prudemment sauvegardée »
« Quand l’empire et le sacerdoce vivent en bonne harmonie, le monde est bien gouverné, l’Eglise est florissante et féconde. Mais quand la discorde se met entre eux, non seulement les petites choses ne grandissent pas, mais les grandes elles-mêmes dépérissent misérablement »… (Yves de Chartres au pape Pascal II)
Attention : tout ce qui est entre guillemet sans références est issu de l’encyclique de Léon XIII Immortale Dei (1885) sur laquelle s’est appuyé le père.
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11.05.2008
Journée RF Toulouse
"La Démocratie", voici le thème pour lequel plusieurs nationalistes toulousains se sont retrouvés lors de cette journée.
Nous avons ensemble abordé la question : "Qu'est-ce-que la Démocratie ?", "Pourquoi est-elle contraire aux principes Nationalistes ?"
Le terme démocratie vient du grec ancien dèmokratia (dèmos, "peuple" et kratos, "pouvoir") qui signifie donc "la souveraineté du peuple".
La démocratie est à ses débuts un simple régime, dans lequel la souveraineté est attribuée au peuple qui l'exerce de façon directe ou indirecte.
Abraham Lincoln résuma la démocratie en une phase : "le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple".
Plus tard la démocratie ne fut plus simplement un régime mais devint un système politique ou l'ensemble des citoyens détient le pouvoir et exprime sa volonté par le vote.
Mais par ces principes nous nous rendons bien compte que la démocratie est contraire au nationalisme car elle attribue à chaque personne un grand pouvoir de décision, ce qui entraîne la France dans l'individualisme, la décadence et un mal-être général que la république démocratique est incapable de résoudre.
Cette réunion donna lieu à de vifs débats !
Nous avons continué cette journée par un bon barbecue, car le nationalisme c'est aussi des repas conviviaux où tout le monde se retrouve et discute autour d'une table.
Après ce repas qui rassasia les troupes, nous avons continué, sous un soleil radieux, par la fabrication d'une banderole en vue d'une campagne d'affichage au dessus de la rocade toulousaine.
Puis la journée se termina par un petit apéro à l'ombre des arbres.
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11.04.2008
Pourquoi Militer ?
Question qui peut paraître surprenante au yeux de certains !
Cependant l'engagement de certains se fait pour des raisons purement émotives et non par pure conviction. Il est donc nécessaire "d'intellectualiser" cet engagement afin que chaque nationaliste adopte une position solide sur les raisons de sa mobilisation.
Le mot "militer" vient du latin "miles" qui signifie "combattre" et qui dans notre cas implique un combat politique.
La grande question est de savoir : Pourquoi mener un combat politique ? Est-ce un devoir ?
Pour répondre à ces question il nous faut commencer par faire une brève analyse de l'État français.
Avant l'Etat français était une monarchie, mais depuis 1789 nous sommes sous une république. C'est pourquoi 1789 est une date clef de l'histoire de France mais aussi le point de départ de tous nos maux.
La Révolution s'est d'abord faite par une crise des idées au XVIème siècle avec la Renaissance puis la Réforme protestante et enfin une crise de l'autorité due à la chute des institutions déjà mise en place sous la monarchie traditionnelle. La conséquence de tout cela fut l'instauration de la démocratie. Or la démocratie de part ses idées, sa nature et son fonctionnement est incompatible avec notre but, à savoir l'assurance du bien commun. C'est donc à ce moment que le nationalisme va naître.
Il n'y avait pas de nationalistes avant 1789 car le nationalisme est une réaction à la crise de l'État et de l'autorité. En temps de crise, les citoyens doivent s'impliquer dans la politique afin de combattre les défaillances de l'État. Le nationaliste à donc le devoir de combattre ces défaillances. Cependant quand tout sera rentré dans l'ordre naturel, le nationalisme n'aura plus de raison d'être. A la différence du patriotisme qui lui devra toujours exister car il exprime un profond sentiment d'amour envers son pays comme nous le montre cette citation de Gustave Le Bon :
"Le patriotisme est un devoir, toujours et pour tout le monde. Et la traduction politique du patriotisme c'est le nationalisme."
Comme nous l'avons montré précédemment, l'agonie que nous constatons aujourd'hui est du à la crise de l'autorité mais également à l'effacement de la conscience nationale. Cette effacement dans le coeur des Français est principalement du à l'individualisme, au pouvoir de l'argent et aux lobbies décadents. A cette disparition de la conscience nationale s'est ajouté l'effacement de la conscience raciale, avec une culpabilisation de l'Homme blanc par le biais de l'esclavage, la colonisation ou encore la Shoah.
Revenons maintenant à notre question de départ : Pourquoi Militer ?
Nous devons militer parce que nous avons une dette envers notre pays, envers nos ancêtres qui se sont battus pour la France mais aussi envers nos descendants.Voilà pourquoi nous avons le devoir de militer activement pour la restauration de la civilisation et de la société française.
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